Le Feldenkrais


 

“Felden” quoi ?
Rien de plus que le nom de Moshé Feldenkrais, physicien et judoka, qui élabora cette méthode “d'éducation somatique” afin de retrouver les chemins d'un corps qui fonctionne tout simplement. Parmi ses élèves : Yéhudi Menuhin, Narciso Yepes, Peter Brook, Igor Markevitch, J.F.Kennedy, Ariane Mnouchkine, David Ben Gourion, Léonard Bernstein.

La méthode Feldenkrais et l'image de soi
Le travail de Prise de Conscience à travers le Mouvement, commence par un retour vers l'image de soi-même : nous bougeons, sentons, pensons, parlons, d'une manière qui nous est propre et qui correspond à l'image que nous nous sommes faite de nous-mêmes au cours de notre expérience. Mais cette image est souvent incomplète, inexacte, limitée par rapport à notre potentiel. Feldenkrais nous invite à la préciser, à la clarifier, à la compléter au travers d'une palette d'exercices, de mouvements efficaces et harmonieux, utilisant l'énergie minimale, la courbe, la spirale ; ainsi retrouver le chemin sinueux qui consiste à apprendre.

Comment se pratique la méthode ?
• En séance individuelle ou I.F.® (Intégration Fonctionnelle). L’étudiant est guidé par le praticien verbalement ou par une mobilisation manuelle, délicate et précise. Ensemble ils vont reconnaître le fonctionnement de l’élève, sentir les lieux du corps qui ne se croient pas concernés, pour les inviter à la fête d’un mouvement global, fluide et agréable.

• En cours collectifs P.C.M® (Prise de Conscience par le Mouvement). Guidés par la voix de l’enseignant, les élèves vont effectuer une série de mouvements, chacun à son rythme, sans tensions, ni douleur, sans compétition, ni modèle…Chaque personne explore comment traduire ce qu'il entend et ce qu'il sent en une action organisée, cohérente et progressivement fluide.

Pour qui ?
Pour tous, parce qu'on à jamais fini d'apprendre ! Le mouvement est une aventure dont on revient enrichi. A contrario, plus on le réduit à des gestes irréfléchis, mécaniques, routiniers, plus on se réduit soi-même. Cette pratique développe la curiosité et la créativité, clarifie le fonctionnement idéal du squelette pour en faire une architecture amie, permet d'améliorer la relation à son environnement, donne une mobilité nouvelle, une respiration opportune, réduit la douleur et le stress.

Est-ce une gymnastique ?
Ca y ressemble, mais la conscience de ce que l’on fait compte plus que le geste lui-même. "L'enseignant propose des coordinations inusitées qui déjouent des schémas installés, éveillent des perceptions assoupies. La méthode vise à rendre chacun inventeur, créateur de son mouvement", de sa vie ! "Ces exercices peuvent parfois étonner, piquer la curiosité, réjouir le registre des sensations". Quand un mouvement redevient possible, facile, fluide, aisé, élégant puis agréable, le système nerveux le reconnaît, l'accepte, le retient.